Lu pour vous

 

Schwartz VS1, Rothpletz-Puglia P2, Denmark R2, Byham-Gray L2.
Comparison of standardized patients and real patients as an experiential teaching strategy in a nutrition counseling course for dietetic students.
Patient Educ Couns. 2015 Feb;98(2):168-73. doi: 10.1016/j.pec.2014.11.009
Les étudiants en diététique du département des Sciences de la Nutrition de l’Université de Drexel, Philadelphie, bénéficient d’une formation de 6 semaines à l’entretien nutritionnel. Le programme de cours est pour un niveau avancé et comprend lectures, jeux de rôle, analyses de vidéos et examen écrit. Durant cette période, chaque étudiant effectue également 2 entretiens nutritionnels filmés avec un vrai patient (recrutés par le biais du journal de l’Université) qui sont visionnés et font l’objet d’une analyse et d’une discussion avec l’enseignant.

L’équipe pédagogique mentionne que de recruter de vrais patients (VP) amène une hétérogénéité des situations et des expériences très différentes entre les étudiants. De nombreux étudiants sont très contents de la démarche mais parfois, des problématiques nutritionnelles et médicales complexes font vivre des expériences négatives aux étudiants qui ont fait des erreurs.Deux autres difficultés sont : le recrutement des patients et la planification des entretiens dans les horaires de cours.

Pour remédier à ces problèmes et sur la base de la littérature, les enseignants ont formé des patients simulés (PS) pour que les étudiants effectuent leurs 2 entretiens. Le but de leur recherche est de comparer les compétences en communication des étudiants en situation réelle et en simulation. Les étudiants sont recrutés sur trois années consécutives et partagés en 2 groupes : 75 étudiants au total : 33 VP, 42 PS. En raison d’un problème de recrutement, 4 étudiants du groupe VP ont rejoint le groupe PS. Les outils d’évaluation des entretiens sont : la version courte du Calgary-Cambridge Observation Guide (CCOG) (28 items) et le Behavior Change Counseling Index (BCCI) (11 items). Deux évaluateurs, diététiciens diplômés issus du même cursus, sont formés et entraînés à l’usage des deux grilles avec des évaluations individuelles de plusieurs vidéos et mise en commun des scores.Pour le premier entretien, le nombre de vidéos obtenues et analysées est de 68/75 et pour le deuxième, de 70/75. Des problèmes techniques expliquent que l’ensemble des entretiens n’a pas pu être enregistré ou analysé.

 Pour les résultats, les scores moyens sont bons à excellents pour les deux groupes (VP, PS) et pour les deux grilles d’évaluation (CCOG, BCCI). Dans les rubriques du CCOG, le score du groupe PS pour « Recueillir l’information » est significativement meilleur que pour le groupe VP. Pour les autres rubriques, il n’y a aucune différence entre les deux groupes, y compris au score du BCCI.Une hypothèse mentionnée était qu’il y aurait une amélioration entre le premier et le deuxième entretien car une auto-évaluation et un feed-back de l’enseignant étaient faits après le premier entretien. L’hypothèse n’est pas confirmée car aucune différence des scores entre le premier et le deuxième entretien n’est relevée.

Globalement, entre les groupes VP et PS, il n’y a pas de différence significative des compétences en communication des étudiants. Les deux modalités étant égales, les PS seraient une alternative aux VP et permettrait de remédier à la difficulté de recrutement.

Remarques personnelles : la dimension du coût n’est pas abordée et la formation de PS pour 2 entretiens complets implique un travail énorme.

Le CiS, un centre conjoint

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